...


Les signes avant d’atteindre le monoïdéisme


Un jour avant d’atteindre le monoïdéisme, pendant toute la journée mon cœur est brûlant, ma tête est dure comme une pierre. Je n’ai pas pu faire aucune prière dans ma tête. Ce jour là, priant avec mes enfants, je n’ai pu prier qu’à voix haute, impossible silencieusement. J’ai senti une chaleur dans ma poitrine et malgré la température peu élevée j’ai transpiré. Je me posais plein de questions et j’étais très triste. Durant mes années de prière passées, je n’avais jamais été dans cette situation. Je me suis fâchée contre moi-même et de mes deux mains, j’ai frappé ma tête en espérant qu’elle « se réveille », mais rien à faire, impossible de prier.


Les signes d’atteinte du monoïdéisme


Toute la nuit, avec cette inquiétude, je n’ai pu trouver le sommeil. Le lendemain, au réveil, j’ai essayé de prier dans ma tête. A peine commencé, la prière ADITABHA résonna dans l’espace. J’ai pensé que mes enfants ou mes voisins avaient mis la musique ADITABHA BOUDDHA. Mais nous n’avons pas cette musique avec ces 4 mots et mes voisins sont américains.


J’ai l’impression que ceci n’est pas normal et ce que j’ai entendu est la prière de tous les Bouddhas. Avec joie, j’écoutais et pensais : « ai-je cette chance d’entendre les prières des Bouddhas dans le ciel ? ». Ce cantique m’apportait une paix infinie, un calme sans comparaison. Je restais au lit sans bouger pour écouter, souriante et heureuse. Mais d’un seul coup, j’arrêtais d’écouter et réfléchissais :

« Je ne devrais pas trop me laisser aller, peut-être que ce sont des diables venant m’ensorceler », je me suis levée rapidement et je me suis repentie.


Après ce repentir, j’ai pensé qu’il me fallait être plus assidue dans la prière ADITABHA BOUDDHA. Ne pas espérer des miracles, c’est l’interdiction absolue dans la pratique du bouddhisme. Je recommençais de prier pour oublier. Subitement, j’ai entendu la prière résonner de nouveau dans l’espace. Faisant le tour de ma maison, chez les voisins, dans la rue, je l’entendais partout ; Je me suis souvenue que nos Maîtres disaient souvent : « Les Diables peuvent prendre la forme du Bouddha pour nous ensorceler, mais ils ne peuvent prier ADITABHA BOUDDHA, au contraire, en entendant cette prière, ils doivent s’éloigner à des dizaines de lieues »


Cette pensée me tranquillisait et je pensais : « Est-il possible que j’ai atteint le monoïdéisme ? ». Alors, je me testais. Si je n’avais pas envie d’écouter, la musique ADITABHA s’arrêtait ; si je recommençais de prier, la musique revenait. J’ai essayé toute la journée. C’est l’exactitude du monoïdéisme : « L’état de l’esprit occupé d’une seule chose ». Avant cela, je me posais toujours la question : « Qu’est ce que le monoïdéisme ? Ne reste-t-il qu’une seule citation ? Qu’une seule prière ? Comment est-elle ? Cela veut-elle dire que nous prions mais c’est comme si nous ne prions pas, ou au contraire, nous ne prions pas mais c’est comme si nous prions ? ». Maintenant, j’ai compris. Quand nous commençons notre prière, c’est comme si nous avions appuyé sur un contact et la machine tourne toute seule dans notre tête, nous ne faisons que l’écouter jusqu’au moment où nous ne le voulons plus, alors elle s’arrête.


En d’autres termes : « Prions, mais c’est comme si nous ne prions pas, ou ne prions pas mais c’est comme si nous prions », c'est-à-dire nous n’avons plus besoin de notre force pour prier, la « machine » dans notre tête nous a remplacé ; la seule chose à faire est d’être prête pour écouter. J’ai bien eu alors la conscience que j’étais arrivée au monoïdéisme, malgré tout je n’osais pas y croire.


Un autre point obscur : « Depuis des années, j’ai prié en 6 mots NAMMÔ ADITABHA BOUDDHA et maintenant, je n’entends plus que 4 mots : ADITABHA BOUDDHA ? De plus, même si j’ai la chance d’être arrivée au monoïdéisme, je ne devrais entendre que ma voix, pourquoi entends-je aussi la voix de plusieurs personnes, hommes et femmes, comme si je me trouvais dans une retraite ? Et avec une musique que je ne reconnaissais pas ? Ceci continuait de me tracasser.


Un autre point étrange : le volume du son de la musique dans ma tête est plus ou moins fort suivant le bruit extérieur. Le volume s’adapte selon l’ambiance.

Le meilleur moment c’est en voiture, cette musique couvre tous les bruits. J’ai l’impression que tout le ciel prie en même temps. En conduisant et en regardant le ciel bleu, le son de cette musique devient irréel, je me sens quitter ce monde, calme, paisible. Il n’y a aucun mot pour l’expliquer, seul celui qui s’est trouvé dans cet état peut comprendre. C’est comme en buvant, nous seuls pouvons ressentir la température exacte de notre boisson.


Nous pouvons l’expliquer par une seule phrase : l’Enseignement du Bouddha est sublime, impossible de définir ses frontières, d’y réfléchir et de le discuter. (Réfléchir veut dire aller jusqu’au bout des choses et discuter veut dire commenter).



Les changements après l’atteinte du monoïdéisme


Après l’atteinte du monoïdéisme, mes rêves ne ressemblent plus à ceux passés. Avant, ils étaient dirigés par mes pensées vagabondes. Aujourd’hui, c’est mon esprit qui dirige mes pensées. Dans mes rêves, je sais qui je suis, mieux, je peux prier tranquillement si je le veux. Chacun d’eux est clair, merveilleux comme le jour. Dans mes rêves, je peux reconnaître le paysage atteint dans ma pratique. Un mois après être parvenue au monoïdéisme et après quelques rêves extraordinaires, mon esprit s’illumina. J’ai vu l’état réel de ce monde (par mon esprit et non par mes yeux). Ayant lu les livres bouddhiques, j’ai compris que tout est impermanent. Je l’ai compris mais n’ai pas encore vu mon « moi » réel, donc je n’ai pas peur. Maintenant, la réalité est devant mes yeux, ce qui avait pour moi une valeur avant n’en a plus. Sous mes yeux, maintenant, ce n’est plus que déchet, ni plus ni moins.


Cette découverte tellement touchante m’a fait pleurer, pauvre de moi, jusqu’à maintenant, je vivais comme une morte totalement aveuglée, noyée depuis tant d’éons ? Et je n’ai l’éveil que maintenant ! Je pleurais pour moi, mais aussi pour les sacrifices de notre père Bouddha, depuis tant d’éons, pour sauver l’humanité. Son amour pour nous est sans limite. Il a trouvé la prière ADITABHA BOUDDHA, la meilleure d’entre toutes, pour nous aider. Et pourtant nous doutons. Résultat, nous restons encore et encore dans la mer de souffrance. C’est pourquoi notre père spirituel, les Bouddhas et les Bodhisattvas doivent être présents partout pour nous aider et ne peuvent rester au Nirvana !


Repentir


Aujourd’hui, je me prosterne et je me repenti,

Espérant obtenir le pardon de notre père spirituel,

Passionnée depuis tant d’éons par l’esprit du diable.


Croyant la vie sur terre définitive,

Regrettant d’être esclave depuis si longtemps,

Me réveillant maintenant avec mille remords,

Pleurant, je m’apitoie sur notre père spirituel,

Privé de Nirvana à cause de nous !

Je jure de ne plus jamais me passionner,

De continuer vos œuvres avec compassion,

Faisant le vœu d’aider les gens, pour d’innombrables éons à venir.



La réponse aux trois questions


Le monoïdéisme atteint, j’avais trois doutes. Après quelques mois de réflexion, je pense avoir trouvé la vérité. Je vais la partager avec vous.


1/ Pourquoi la veille avais-je la tête dure comme une pierre ?


Car la prière ADITABHA BOUDDHA répétée des années est devenu un bloc dans mon cerveau. C’est pourquoi aujourd’hui je ne peux plus prier silencieusement. Cette prière est trop forte, elle dépasse l’espace et le temps. Notre tête ne peut la contenir, elle est suréminente. Elle doit sortir, couvrir l’espace. Je croyais cette prière venue du ciel, en fait non, cette musique ADITABHA BOUDDHA est venue de mon esprit du cœur et non de l’extérieur.


2/ Pourquoi ai-je ressenti de la chaleur toute la journée ?


Le patriarche Thich Duc Niem a dit : «  Pour faire bouillir l’eau, il faut surveiller le feu, rajouter du bois ». Cela veut dire : « Quand nous prions ADITABHA BOUDDHA, pour arriver au monoïdéisme, la prière doit être laborieuse, régulière tous les jours, sans arrêt. De même quand nous voulons faire bouillir de l’eau, si le feu est insuffisant, éteint au milieu, dans combien de temps aurons-nous de l’eau bouillie ? ». Ayant atteint le monoïdéisme, j’ai compris le sens profond de ses paroles. Grâce à des années de prières sans arrêt, j’ai reçu l’aide miséricordieuse des Bouddhas et mon esprit Bouddha en moi a eu assez de force, il s’est battu et a brûlé mes diaboliques pensées vagabondes. Cette force a dissout mon voile d’ignorance, fait ressortir mon vrai moi, s’est mêlée avec mon esprit, puis est ressortie en produisant des sons merveilleux.


3/ Pourquoi depuis des années, ai-je toujours prié NAMMÔ ADITABHA BOUDDHA en 6 mots, entendu la prière en musique avec 6 mots à la maison et au moment d’atteindre le monoïdéisme, je n’ai entendu que 4 mots avec différentes voix, masculines et féminines ?


Voici l’histoire : la veille, ma tête et mon esprit n’étaient pas dans un état normal. Dans la nuit, j’ai vu le maître TINH KHONG expliquer le Sûtra KINH VO LUONG THO. En fin de vidéo, il y a une partie de prière en 4 mots, la musique est belle et je l’ai fredonnée en même temps. Je n’ai jamais cru que ces dernières prières m’aient fait atteindre le monoïdéisme. C’est plutôt comme un verre d’eau qui n’attend que les dernières gouttes pour déborder. Ces dernières prières sont les plus importantes, elles ont changé toutes mes autres prières du passé. C’est incroyable. Ayant atteint le monoïdéisme, cette vérité soudaine m’a fait peur. Je comprenais mieux les enseignements du Bouddha. Il a dit : « Si l’esprit du mourant avant son décès l’attire vers la méchanceté, il naîtra dans un monde haineux sans pitié, au contraire, s’il pense à la paix, à la joie, alors il naîtra dans un monde joyeux sans colère. Le Karma dirige la renaissance selon notre état d’esprit de ce dernier moment ». Cela confirme la réalité des Enseignements du Bouddha.


Amitabha Terre Pure - Dharma Diffusion